Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 10:39

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7h45.

Se glisser du lit.

Se glisser dans la douche

S’enrouler dans une serviette

Enfiler un vêtement tout simple et tout doux.

Sauter dans une paire de nu pieds et avoir l’impression de se ressembler.

Se glisser dans la rue

S’emitoufler de soleil.

S'engouffrer dans un bus.

Se glisser dans son bouquin.

Y rester coincé toute la journée. 

Comme dans un songe.

Le songe d'une journée d'été.

 

lI est arrivé.

Enfin…

 

Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 11:29

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On utilise les lettres sans savoir à quoi elles réfèrent en réalité. Elles se changent en mots qui se déconnectent progressivement de la réalité.

Ils deviennent buées et nous enveloppent, nous caressent, nous chatouillent parfois. Ils deviennent des sortes d’arithmétiques auxquelles on ajoute un « s » au pluriel, un « emment » pour qu’ils deviennent des adverbes et que on ne les accordent plus (enfin…). Parfois on en colle quelques uns avec un tiret et on sourit de voir enfin un « cerf-volant » nommé, ou une « chauve-souris »  prendre son envol. On peut enfin crier à cet idiot qu’il est « casse-pied » sans se sentir grossier…

Mais  ces lettres assemblées ne restent que des paroles.  Il est rare qu’elles se matérialisent. Ces mots demeurent fumée et vapeur et meublent tranquillement notre quotidien sans qu’on ne les interrogent plus sur leur véritable sens. Rare sont ceux qui nous heurtent, qui nous choquent, qui nous effraient.

« Main armée » Ce terme a perdu toute sa contenance. On dit « braquage à main armée » sans plus savoir ce que ca signifie.  Comme si c’était devenu quelque chose de commun, d’habituel, une histoire déjà raconté, vu et revue, qui ne fait plus frémir personne…

Pourtant…

Je le revois, passer à coté de moi en criant sans que je n’entende plus rien. Je ne vois que sa main. Plus que sa main. Sa main bandée passer à hauteur de mes yeux. Avec une arme à feu.

C’est à ce moment précis que on prend conscience de la force des mots, celle que j’avais oublié. Ou peut être jamais vraiment assimilée.

Le temps se fige brusquement, je n'entend plus rien d’autre que ma voix intérieure. Elle  parle sans relâche et si fort. Elle ne se laisse pas respirer et tourne à toute vitesse, cherchant LA solution la mieux adaptée me mettant à l’abri.  A l’abri de quoi ? De l’arme, de la main, de l’homme et de sa folie ou de l’humanité toute entière ?

Et puis mes pieds se mettent en mouvement, sans suivre la voix intérieure. Ils piétinent, sans plus avancer. Ils avancent, sans même que on s’en rende compte. Ils tournent eux aussi, dans tous les sens, se marchent dessus, trébuchent, font marche-arrière.

Ça surgit de partout, ca crie, ça parle, ça téléphone, ça cours, ça épie, ça tremble, ça talky-walky, ça aboie, ça menotte, ça se tasse dans les coins.

Le temps ne passe plus.

Et moi, coincée dans un petit recoin, je sens que beaucoup de choses s’écroulent à l’intérieur.

 

Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 12:41

Bleu 1Bleu 2Bleu 3

 

 

bleu 4Bleu 5bleu 6Bleu 7Bleu 8

La terre est bleue comme une orange 
Jamais une erreur les mots ne mentent pas 
Ils ne vous donnent plus à chanter 
Au tour des baisers de s'entendre 
Les fous et les amours 
Elle sa bouche d'alliance 
Tous les secrets tous les sourires 
Et quels vêtements d'indulgence 
À la croire toute nue. 

 

P.Eluard -1929-

 

Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 00:02

avril-2010 0531

 

Laver en l’espace d’un battement de cil les traces accumulées dans les caniveaux. Rincer les tracas, les émois avec vigueur, sans état d’âme.

Reste cette odeur,  suave.

L’espoir que tout est à nouveau possible.

Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 17:26



Après la nuit agitée que je viens de passer, le réveil de ces petits morceaux choisis?
J'en ai envie...
 
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