Rien de grave, juste un nuage...
Création: Marine
Rien de grave, juste un nuage...
Création: Marine
Certains jours, il n'existe plus rien.
Chaque jour est un nouveau pas vers le reste de la vie.
Ils passent, s'enchainent, sans qu'on ne s'en aperçoive.
La vie suit son cours.
Il en existe certains qui sont le premier d’un autre chose.
Celui-ci en fait parti.
C’est le premier du reste de ma vie.
Le premier saut de si haut, le premier qu’on regarde pendant si longtemps sans vraiment croire qu’un jour on y arrivera finalement. Il est au loin comme un horizon après lequel on court en croyant que jamais on ne l’atteindra.
Et puis un matin, il est là.
Je ne le savais pas en me levant, je ne le savais pas en m’habillant, ni en petit-déjeunant ; en déjeunant, en digérant. Je l’ai su en raccrochant mon téléphone.
1 bus, 2 métro, 45 minutes, 345 marches d’escaliers, les métros pleins, la tête remplie de la journée. L’envie de respirer autre chose que les odeurs de synthèses de la ligne 6 et celles encore pires de la ligne 13. Des agents font la circulation sur les quais, attraper une file, suivre le rythme, entrer dans un métro et se laisser couler au millier de cette foule jusqu’à sa destination.
19h35, j’arrive enfin dans la rue de la Jonquière.
Il me faut du pain. J’ai envie d’un pain câlin. Un de ceux avec plein de trucs dedans : du raisin ou des noisettes, peut être des noix, ou alors toutes ces graines de toutes les couleurs qui croquent sous la dent.
Je m’engouffre dans ma boulangerie. Les filles ont le sourire, elles gloussent tranquillement derrière leur comptoir, les mains pleines de farine et un magnifique T-Shirt bleu pétant en guise de tablier. Il annone « France coupe du monde 2010 ».
Elles sortent les clients de leur coma léthargique de soir de semaine –vivement le week end- en les titillant, en pariant foot, en blaguant gentillement sur la petite tête de monsieur machin et le choix du pain de madame bidule.
Et ça rigole. Et ça se chamaille. Et ça s'encanaille. Et ça glousse. Et ça se chicane. Et ca blague. Et ca se salue courtoisement… Et on ressort de là avec un tel sourire accroché aux oreilles qu'à cette heure ci, on ne sait plus quoi en faire.



Petits bonheur d'une balade dans les rues de Paris.
Il faut y rajouter des pavés, des cris,
Des trotinettes, des sandalettes, des tartelettes et des amulettes.
Des fraises, de la crème avec du sucre qui craque sous la dent.
Des rires et des odeurs de crème solaire.
Une escapade au cinéma, une expo photo toute douce.
Des cartes postales qui font sourire.
De la musique yiddish avec des chevilles qui font du bruit.