Partager l'article ! Grisaille: Aujourd'hui, il fait gris. Lorsqu'il fait gris, mon appétit se conjugue avec le ciel. ...
Aujourd'hui, il fait gris.
Lorsqu'il fait gris, mon appétit se conjugue avec le ciel.
Il devient nébuleux, n’a plus d’horizon, souvent il est même lubique.
Je m’explique.
Lorsque le ciel est gris, j’ai faim. Une faim qui n’est pas innocente. Pas une petite faim, une faim de gourmandise, une fringale. J’ai une faim ENOOORME, qui n’a jamais de faim. Mais le plus terrible c’est que j’ai faim de mou.
Dans ces moments gris, difficile de jongler entre la faim ENOOORME de mou et la culpabilité d’avoir faim de mou sans cesse, sans sassitété et sans assiette. Madame l’ENOORME faim se transforme en obsession. Elle est partout dans mon corps.
Aujourd’hui, j’ai tout essayé : travailler sans cesse (ça occupe le cerveau), manger un chewing gum (ça occupe la bouche), aller courir (ca change les idées), regarder un film violent (ca coupe la faim), boire beaucoup d’eau (ça rempli le ventre), lire au soleil ( je n’en ai pas trouvé), faire de la linogravure (ça… je sais pas sur quoi ça impacte). Rien n’y a fait.
Alors, j’ai attrapé mon porte monnaie et j’ai décidé d’aller aller regarder les poissons la Maine ; prétexte fort opportun pour, comme de par hasard, passer devant ma boulangerie préférée. Pourquoi des poissons ? Ca c’est une autre histoire…
Une fois arrivée devant la porte de la boulangerie, j’ai croisé le regard d’une brioche… et là, je n’ai pu résister… Adieu les poissons de la Maine… je suis rentrée et j’en ai acheté deux. Deux magnifiques petites brioches, comme dans le temps. J’imagine ma grand-mère, avec ses grandes chaussettes et son cartable qui se goinfre de ces petites brioches si jolies.
Mon estomac criait victoire !
J’ai tout juste eu le temps de cavaler chez moi, de remplir un verre de lait et de prendre une photo.
Après c’était vraiment un délice…
...Mais j'avais encore faim...